Notre histoire

Tout débute fin 1960, l’Abbé Joseph GODET, venant du Haut bocage Vendéen, est nommé curé à Vix.
Rapidement il fut frappé par le nombre relativement important de personnes âgées très isolées, repliées sur elles-mêmes, comme coupées de leur environnement, aux conditions de vie précaires. Car même pour ceux qui ont le bonheur d’avoir des enfants, l’évolution de la vie et ses contraintes croissantes ne permettent plus, ou rarement, une vie en communauté de plusieurs générations.
A côté de l’Eglise et de la cure, au cœur du village mais à l’écart du bruit et s’ouvrant vers le « Marais » se trouvait une maison assez vaste, dite « bourgeoise » et qu’en Vendée on appelle plus savoureusement un « logis », nom prédestiné. Or l’occupante de ce « logis », Madame veuve RENOUX Augustin venait de décéder. L’héritage du « logis » revenait à une fille, Madame ARNAUD, laquelle demeurait à Marans (Charente-Maritime). Cette bâtisse datait de 1888, construite sur 5.600 m² de terrain.
L’Abbé GODET envisage alors d’acquérir cette demeure pour en faire une maison de retraite pour ces personnes seules. Il fit part de son projet aux instances religieuses qui approuvèrent sous réserve de l’accord de Madame ARNAUD. Lorsque celle-ci fut mise au courant, elle fut conquise par le projet et accepta de vendre la maison. Evidemment il fallait de l’argent pour l’acheter !

L’acte d’acquisition fut signé le 16 février 1962 en l’étude de Maître MEUNIER à Vix.

Après l’accomplissement des formalités de publicité foncière, celles relatives à la constitution de la société ont été les suivantes :

  • 27 février 1962 – Les statuts de la société, inspirés d’une maison de retraite de Ste Gemme la Plaine, élaborés et déposés au rang des minutes chez Maître MEUNIER.
  • 5 mars 1962 – Apport immobilier publié au Bureau de Fontenay-le-Comte, volume 4122, n° 31.
  • 17 mars 1962 – Déclaration à la Sous-Préfecture de Fontenay-le-Comte, récépissé de déclaration n° 1661 du même jour.
  • 30 mars 1962 – Publication au Journal Officiel.

Dans le même temps, les habitants de la commune ont largement répondu à une souscription puisqu’il fut ainsi recueilli la somme de 32.449,32 francs (environ 100 smic mensuel de 1962).Cette somme fut affectée essentiellement à l’aménagement indispensable du corps de bâtiment de l’époque, à l‘achat de matériel et à la création de 6 chambres pour une capacité d’hébergement de 11 personnes.

Il fut créé un comité dit « Association de Bienfaisance », à but non lucratif, régi par la loi de 1901. Cette Maison privée prendra l’appellation « Maison de Retraite Saint Joseph », elle porte simplement le prénom de son concepteur, l’Abbé Joseph GODET.

Le premier Conseil d’Administration est composé comme suit :

  • Mr Jean PROUZEAU Président
  • Mme Vve Jeanne PANNETIER Vice-Présidente
  • Mr Henri SUREAU Vice-Président
  • Mr l’Abbé Joseph GODET Trésorier
  • Sœur Saint VINCENT DE PAUL Trésorière adjointe
  • Mr Pascal CLAVURIER Secrétaire
  • Mr Paul BOUHIER Membre
  • Mr Maurice PLAIRE Membre
  • Maître Raymond MEUNIER Membre

C’est véritablement un esprit de « charité » qui est à la source de cette œuvre. Le but de cette association est, en effet, de venir en aide et de porter assistance, en priorité aux habitants de la commune de Vix et selon les disponibilités aux personnes d’autres communes.

D’emblée l’idée directrice de cette fondation était non pas d’en faire un hospice mais un foyer vivant où chacun, déchargé de tous les soucis matériels de l’existence, retrouve son « chez-soi » dans une chambre propre, meublée à son gré afin d’ y conserver les souvenirs qui l’attachent toujours à son passé.

La direction et le service étaient assurés par la congrégation des sœurs de l’Union Chrétienne alors en place à Vix. La première directrice en fut Sœur Saint VINCENT de PAUL.

Fin 1962 – Les travaux d’aménagement (6 chambres / 11 personnes) du bâtiment furent terminés. – annexe bâtiment n° 1

15 novembre 1962 – les premiers pensionnaires sont accueillis.

19 mai 1963 – Bénédiction de la Maison de Retraite par Monseigneur CAZAUX, évêque du diocèse de LUCON

  • Les inscriptions sont importantes, il est comptabilisé à l’époque plus de 100 demandes.
  • L’étude des travaux est confiée à Monsieur GUIGNARD architecte à Poitiers.
  • Il s’agit d’un bâtiment en prolongation de la façade d’origine qui comprendra 10 nouvelles chambres.

Les besoins sont évidents, dès 1965 sa réalisation est envisagée mais ne verra le jour que fin 1969 grâce à des aides à la construction et un emprunt. Pour obtenir ce financement contracté auprès d’établissements bancaires, des membres du Conseil d’Administration ont été amenés à cautionner personnellement, sur leurs biens propres, l’emprunt qui était nécessaire. Cette construction dite « aile centrale » a permis de porter la capacité totale des chambres à 36 résidents.
Avec cet agrandissement, trois personnes « laïques » furent recrutées.

  • 5 juillet 1970 – Inauguration officielle de la Maison de Retraite. Monseigneur PATY évêque du diocèse de Luçon présidait cette cérémonie en présence de nombreuses personnalités.

1969 / 1977 – On peut souligner ici le dynamisme des membres influents de l’époque.

Leur désir d’apporter un essor à cette maison apparait de façon flagrante.

C’est ainsi qu’entre 1969 et 1977, un grand nombre d’acquisitions foncières, d’échanges et d’aménagements furent réalisés.

  • 21 février 1969 – Acquisition et aménagement de la « petite maison », Veuve ARNAUD, au couchant du premier bâtiment. Il a été créé là7 chambres et le centre de soins (fin des travaux en 1974).Annexe bâtiment n°4
  • 18 février 1971 – Monsieur Jean PROUZEAU, Président du Conseil d’administration décède.
  • 9 mars 1971 – Monsieur Henri SUREAU lui succède.
  • 1er octobre 1973 – Acquisition d’un garage appartenant à Mr et Mme DESMARETZ, au midi de la rue.Annexe bâtiment n° 5
  • 16 février 1974 – acquisition de bâtiments appartenant à Mr Marc SACRE à usage de servitudes. Ces bâtiments ont été démolis pour y aménager un jardin d’agrément, au midi du bâtiment central. Lors de cette démolition, la venelle servant de passage d’accès à la Cure a été supprimée et une parcelle de même superficie a été cédée à la Cure pour l’élargissement de sa cour.Annexe bâtiment n° 6
  • 8 mars 1977 – Echange avec la commune de Vix : Par acte, la Maison de Retraite a cédé à la commune de Vix le garage de Mr et Mme DESMARETZ acquis en 1973 – annexe bâtiment n°5 – en vue de l’élargissement de la rue. En contre échange, la commune a cédé à la Maison de Retraite une parcelle de 0 are 47 centiares pour servir de parking privé et versé une soulte de 15.000 francs.Annexe bâtiment n° 7

1979 – Construction de « l’aile Nord-Est » qui comprend notamment la chaufferie, la buanderie, la lingerie et 12 chambres supplémentaires.
Annexe bâtiment n°8

1982 – Recrutement du premier directeur laïc, Monsieur Didier POIRAUD. La direction était confiée depuis 1962 à des sœurs de la congrégation, successivement Sœur St Vincent de Paul, Sœur Gemma, Sœur Marie-Agnès et Sœur Monique.

1984 – Construction d’une maison d’habitation pour le logement de fonction du directeur. Pour ce faire, la Maison de Retraite fait l’acquisition auprès de l’association diocésaine de Luçon d’une parcelle de terrain d’une contenance de 838 m².
Annexe bâtiment n° 9

7 mars 1986 – Monsieur Henri SUREAU démissionne de son poste de Président du Conseil d’Administration, Monsieur Paul RENOUX le remplace.

1987 – Il est noté en 1987, par un membre du conseil d’administration, que si de tels résultats ont pu être obtenus, c’est grâce au bénévolat de beaucoup et au concours précieux et désintéressé des religieuses de l’Union Chrétienne en poste sur la paroisse de Vix.

A cette date un récapitulatif de capacité est mentionné : nombre de chambres 54, nombre de pensionnaires 60.

1987 – Arrivée d’un nouveau directeur, Monsieur Jean-Claude BESSONNET.

1987 / 1995 – Cette période est marquée par l’embauche de personnels diplômés : 3 aides-soignantes. Les religieuses conservent les responsabilités médicales de la Maison.

1995 / 1996 – Changement de directeur, arrivée de Mme Roselyne BONDU.

Septembre 1996 – Les religieuses présentes depuis la création de la maison nous quittent définitivement.

Une partie des locaux étant devenue obsolète ou exiguë, la mise aux normes de sécurité a exigé une nouvelle extension. Une réflexion approfondie sur les difficultés du grand-âge a conduit le Conseil d’Administration à devoir répondre à cette nouvelle exigence de l’époque : la désorientation. En conséquence, un CANTOU (Centre d’Activités Naturelles Tirées d’Occupations Utiles) fut envisagé.

Pour ce faire, l’achat du presbytère, propriété de l’Evêché de Luçon, a été réalisé, avec l’accord de la Paroisse de Vix. Acte de vente du 1er août 1996 en l’étude de Maître ROUX, notaire au POIRE-SUR-VELLUIRE, prix de l’opération : 450.000 francs.

En raison de l’importance des travaux prévus, dont les estimations de coût s’élevaient à 15 millions de francs, l’Association envisage une augmentation devenue nécessaire du prix de la journée. Également l’habilitation à l’aide sociale s’avère indispensable pour permettre à toute personne d’entrer dans la Maison ainsi que d’amener une garantie de contrôle et de caution.

Le 28 février 1997, pose de la première pierre en présence :

  • Du vice-président du Conseil Général de Vendée
  • Du sénateur
  • Du député
  • D’un conseiller général
  • Du maire de Vix et les conseillers municipaux.

1998 – A l’hiver 1998 on assiste à l’installation des résidents dans ces nouveaux locaux.

Annexe bâtiment n° 10

1999 / 2000–le confort, fil conducteur de l’Association, s’affirme encore davantage par l’ouverture de 12 lits de cure médicale. Cette avancée a permis une sécurisation médicale supplémentaire. L’Association a atteint son objectif.